Comment calculer les heures supplémentaires en BTP.
Méthode complète, étape par étape, avec exemple chiffré et explication des majorations 25 % et 50 %. Plus les pièges classiques à éviter quand on calcule à la main.
Calculer les heures supplémentaires en BTP est une opération à la fois simple et piégeuse : simple parce que la règle de base tient en deux phrases, piégeuse parce qu'elle se complique vite avec la pause méridienne, les jours fériés, le contingent annuel et la convention collective. Voici la méthode complète, applicable à n'importe quelle PME du bâtiment, avec un exemple chiffré à la fin.
Rappel : la règle légale
La durée légale du travail en France est de 35 heures hebdomadaires (article L. 3121-27 du Code du travail). Au-delà, les heures sont des heures supplémentaires, soumises à majoration.
Les majorations légales sont :
- 25 % de la 36ᵉ à la 43ᵉ heure incluse.
- 50 % à partir de la 44ᵉ heure.
La convention des ouvriers du bâtiment (article 3-17) retient les taux légaux : 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires, 50 % au-delà. Un accord d'entreprise peut fixer un autre taux, jamais inférieur à 10 % (article L. 3121-33). En l'absence d'accord, ce sont les taux légaux qui s'appliquent.
Étape 1 : Calculer le temps de travail effectif hebdomadaire
Le temps de travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur, sans pouvoir vaquer à ses occupations personnelles. Concrètement :
- Les heures de pointage présence sur chantier comptent.
- La pause méridienne ne compte pas si le salarié est libre de ses mouvements ; sa durée dépend de l'horaire de l'entreprise, la loi imposant au moins 20 minutes consécutives dès 6 heures de travail.
- Les déplacements professionnels entre chantiers comptent.
- Le trajet entre le domicile et le chantier n'est en principe pas du temps de travail effectif (article L. 3121-4). Il le devient si le salarié doit d'abord passer au dépôt (le trajet dépôt-chantier compte) ou s'il reste à la disposition de l'employeur pendant le trajet. Un trajet anormalement long ouvre une contrepartie, et les ouvriers occupés sur les chantiers ont droit aux indemnités de petits déplacements, ce que détaille notre article sur le temps de trajet domicile-chantier.
Étape 2 : Comparer à 35 heures
Sur la semaine civile (du lundi 0 h au dimanche 24 h, sauf accord qui fixe une autre période de sept jours), additionnez le temps de travail effectif. Si vous trouvez 39 heures, vous avez 4 heures supplémentaires à 25 %. Si vous trouvez 46 heures, vous avez 8 heures à 25 % et 3 heures à 50 %.
Semaine avec congés payés : depuis deux arrêts de la Cour de cassation (10 septembre 2025, n° 23-14.455, et 7 janvier 2026, n° 24-19.410), les heures de congé payé prises dans la semaine comptent pour atteindre le seuil des heures supplémentaires. Un salarié qui prend un jour de congé payé de 7 heures et travaille 35 heures sur les quatre autres jours a donc droit à 7 heures majorées à 25 %. Les autres absences, comme la maladie, ne sont pas visées par ces arrêts.
Semaine avec un jour férié chômé : en droit commun, un jour férié chômé n'est pas du temps de travail effectif et ne compte pas pour atteindre le seuil des 35 heures, sauf accord ou usage (Cour de cassation, 1er décembre 2004, n° 02-21.304). Pour les ouvriers du bâtiment, la convention prévoit l'inverse : quand l'ouvrier remplit les conditions de paiement du jour férié, les heures du jour férié chômé sont assimilées à du travail effectif pour le calcul des majorations d'heures supplémentaires (article 4.22). Un ouvrier qui chôme le 11 novembre, avec 7 heures prévues ce jour-là, et travaille 33 heures sur les quatre autres jours a donc 5 heures supplémentaires à 25 %. Le même article prévoit une indemnité pour les heures supplémentaires qui auraient été faites ce jour-là d'après l'horaire habituel.
Étape 3 : Appliquer les majorations
Sauf aménagement du temps de travail, le calcul est hebdomadaire : chaque semaine se décompte à part, sans compensation avec la suivante. Si votre entreprise applique un aménagement sur plusieurs semaines ou sur l'année (accord collectif, ou décision de l'employeur jusqu'à 9 semaines sous 50 salariés), les heures supplémentaires se calculent à la fin de la période de référence : au-delà de 1 607 heures sur l'année, ou au-delà de 35 heures en moyenne sur une période plus courte (article L. 3121-41).
- Heures 36 à 43 : taux horaire × 1,25
- Heures 44 et au-delà : taux horaire × 1,50
Si la semaine comporte des heures entre 21 heures et 6 heures, ne superposez pas les majorations sans lire votre texte : l'accord national BTP du 12 juillet 2006 exclut le cumul de sa compensation de nuit avec les majorations d'heures supplémentaires, et les textes sur le travail de nuit exceptionnel (convention des ETAM, clauses régionales des ouvriers) ne retiennent en général que la majoration la plus élevée. Ce point est détaillé dans notre article sur les heures de nuit dans le BTP et leur majoration.
Exemple chiffré
Pierre, maçon en CDI à 35 heures, taux horaire brut 14 €. Cette semaine, il a pointé 47 heures de travail effectif (pause méridienne déjà retirée).
- 35 heures normales : 35 × 14 € = 490 €
- 8 heures à 25 % (36ᵉ à 43ᵉ) : 8 × 14 € × 1,25 = 140 €
- 4 heures à 50 % (44ᵉ à 47ᵉ) : 4 × 14 € × 1,50 = 84 €
- Brut hebdomadaire : 714 €
Sans les majorations, Pierre aurait été payé 47 × 14 € = 658 €. Le surcoût des heures supplémentaires pour l'employeur est donc 56 € pour cette semaine. Et c'est légal, négocié et juste.
Étape 4 : Vérifier le contingent annuel
À défaut d'accord, le Code du travail fixe le contingent à 220 heures par salarié et par an (article D. 3121-24). Dans le bâtiment, les conventions des ouvriers (IDCC 1596 et 1597, article 3-13) le fixent à 180 heures, ou à 145 heures si l'horaire est annualisé. La convention des ETAM du bâtiment (IDCC 2609, article 4.1.2) retient les mêmes chiffres. Pour les ouvriers des travaux publics (IDCC 1702), aucune clause n'est en vigueur : le contingent légal de 220 heures s'applique. Un accord d'entreprise peut fixer un autre contingent, et il prime alors sur la branche (article L. 3121-33).
Au-delà du contingent, les heures restent dues et majorées, et ouvrent en plus une contrepartie obligatoire en repos. À défaut d'accord, elle vaut 50 % des heures hors contingent dans les entreprises de 20 salariés au plus et 100 % au-delà (article L. 3121-38). Le droit s'ouvre dès 7 heures acquises et le repos se prend dans les deux mois (article D. 3121-18). Les heures au-delà du contingent supposent aussi l'avis du CSE, s'il existe (article L. 3121-33).
Pour les ouvriers du bâtiment, l'article 3-14 de la convention prévoit un repos d'une durée égale au nombre d'heures faites au-delà du contingent, sans distinction d'effectif. Cet article a été rédigé pour des heures soumises à l'accord de l'inspection du travail, un régime supprimé en 2008, et la fiche officielle du ministère pour l'IDCC 1597 applique les taux légaux. Aucune décision de justice ne tranche ce point à notre connaissance : par prudence, une entreprise de 20 salariés ou moins peut accorder un repos de 100 %. Validez ce choix avec votre gestionnaire de paie.
Tracer le contingent au fil de l'année évite la mauvaise surprise en décembre.
Pièges classiques du calcul manuel
Oublier de retirer la pause méridienne
C'est un piège fréquent. Si vos salariés pointent 8 h-17 h, prennent une heure de pause sans la déclarer et que vous les payez sur 9 heures, vous payez 1 heure de trop par jour. Sur 5 jours et 10 salariés, c'est 50 heures payées en trop par semaine, soit 700 € brut au taux de 14 €, davantage si ces heures tombent en heures supplémentaires. À l'inverse, retirer une pause qui n'a pas été prise retire du temps de travail effectif, donc du salaire. Voir notre guide sur la pause méridienne.
Confondre semaine civile et semaine de paie
Les heures supplémentaires se calculent sur la semaine civile (lundi 0h au dimanche 24h), pas sur les périodes de paie. Si votre paie est du 26 au 25, vous devez quand même découper en semaines civiles avant d'agréger.
Ignorer les heures effectuées un jour férié
Les heures travaillées un jour férié sont du temps de travail effectif : elles comptent dans le total de la semaine, donc dans les heures supplémentaires. Seule exception, la journée de solidarité : jusqu'à 7 heures non payées, qui ne s'imputent pas sur le contingent (articles L. 3133-8 et L. 3133-9). Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé. Dans les rares activités qui ne peuvent pas interrompre le travail, le salarié occupé ce jour-là reçoit en plus une indemnité égale à son salaire (article L. 3133-6) ; une entreprise du bâtiment n'entre normalement pas dans ce cas.
Pour les autres jours fériés, la loi ne prévoit pas de majoration. Mais la convention des ouvriers du bâtiment les paie « dans les conditions prévues par la loi pour le 1er Mai » (article 5.111) : en plus du salaire des heures faites, l'ouvrier reçoit une indemnité égale à ce salaire, ce qui revient à payer double un jour férié travaillé. C'est la lecture dominante de la profession, sans arrêt de la Cour de cassation qui la tranche à notre connaissance. Elle vaut pour l'ouvrier qui remplit les conditions de l'article 5.113 : 200 heures de travail dans le bâtiment au cours des deux mois précédents, et présence le dernier jour de travail avant le férié et le premier jour après, sauf absence autorisée ou maladie. L'assiette exacte de l'indemnité, avec ou sans la majoration d'heure supplémentaire du jour, reste à valider avec votre gestionnaire de paie.
Les clauses régionales des ouvriers peuvent prévoir une majoration des jours fériés, parfois non cumulable avec les heures supplémentaires (article 1-3 de la convention). Pour les ETAM du bâtiment, un travail exceptionnel un jour férié est majoré de 100 %, sans cumul avec les majorations d'heures supplémentaires : seule la plus élevée s'applique (article 3.2.3). Un salarié de moins de 18 ans, apprenti compris, ne travaille pas les jours fériés (article L. 3164-6). Vérifiez votre clause régionale et vos accords avant d'établir la paie.
Oublier les heures hors contingent
Si Pierre fait 9 heures supplémentaires par semaine pendant 24 semaines, il atteint 216 heures. Dans le bâtiment, où le contingent est de 180 heures pour un horaire non annualisé, les 36 heures au-delà ouvrent un droit à repos. Vérifiez aussi les durées maximales : 48 heures sur une semaine et, pour les ouvriers du bâtiment, 46 heures en moyenne sur 12 semaines et 44 heures en moyenne sur le semestre civil (article 3-15).
Ce que Chantero fait de ce calcul, et ce qui reste au comptable
Chantero réunit les heures de chaque salarié, par chantier, et tient le compteur de la semaine :
- Le salarié enregistre son arrivée, ses pauses et son départ sur le chantier, depuis son téléphone.
- Les pauses déclarées sont retirées ; quand la présence de la journée dépasse six heures, Chantero les complète jusqu'à 30 minutes. C'est une règle de calcul de Chantero, pas une règle légale : la loi impose 20 minutes consécutives, et si la pause n'a pas été prise, le temps retiré reste du travail effectif, à corriger.
- L'intervalle entre deux pointages d'une même journée compte comme une pause : un trajet entre deux chantiers n'entre dans les heures que si le salarié appuie sur « Changer de chantier » en arrivant sur le second ; s'il dépointe puis pointe sur le second chantier, l'intervalle est à corriger avant la paie.
- Le compteur calcule par semaine civile, du lundi au dimanche, l'écart à la durée hebdomadaire du contrat du salarié (39 heures si elle n'est pas renseignée) ; les jours fériés renseignés par l'entreprise réduisent le seuil de la semaine.
- Les heures au-delà de ce seuil apparaissent en heures supplémentaires, et l'écart au contrat d'une semaine close se lit à part.
- L'export CSV reprend, pour chaque pointage, l'arrivée, le départ, la pause, les heures travaillées et les heures supplémentaires, pour préparer la paie avec votre comptable.
La réduction du seuil pour un jour férié chômé suit la logique de l'article 4.22 pour l'ouvrier du bâtiment qui remplit les conditions de paiement du jour férié. Dans les autres cas, en droit commun, les heures affichées au-delà de ce seuil réduit ne sont pas toutes des heures supplémentaires à majorer : votre comptable les requalifie. Faites valider ce traitement par votre gestionnaire de paie, ainsi que les semaines qui comportent des congés payés.
Le seuil du compteur est celui du contrat, pas la durée légale de 35 heures. Chantero ne calcule ni les montants des majorations à 25 % et 50 %, ni le contingent annuel, ni la contrepartie en repos, ni les heures de nuit : votre comptable vérifie le décompte de paie et les applique, sur des heures enregistrées sur le chantier. Voir comment fonctionne le pointage chantier.
Pour aller plus loin
- Pause méridienne obligatoire dans le BTP
- Indemnités de petits déplacements BTP
- Chômage intempéries BTP : règles, indemnité et démarches 2026
- Feuille de pointage chantier à imprimer, PDF et Excel gratuits
- Logiciel de pointage chantier pour le BTP
Sources et textes de référence
Textes consultés pour cet article, vérifiés le 9 septembre 2026, complétés le 21 octobre 2026 sur les jours fériés, revus le 2 novembre 2026. Les conventions collectives et barèmes évoluent : reportez-vous toujours au texte en vigueur à la date de la paie.
- Code du travail, article L. 3121-27 : durée légale de 35 heures
- Code du travail, article L. 3121-36 : majorations de 25 % et 50 % à défaut d'accord
- Code du travail, article L. 3121-33 : accord d'entreprise : taux de majoration (10 % minimum), contingent et contrepartie en repos
- Code du travail, article D. 3121-24 : contingent de 220 heures à défaut d'accord
- Code du travail, article L. 3121-38 et article D. 3121-18 : contrepartie obligatoire en repos à défaut d'accord, ouverture du droit et délai de prise
- Code du travail, article L. 3121-41 : heures supplémentaires en cas d'aménagement du temps de travail sur plus d'une semaine
- Code du travail, article L. 3121-4 : temps de déplacement entre le domicile et le lieu de travail
- Code du travail, article L. 3133-6 : 1er mai travaillé, indemnité égale au salaire
- Code du travail, articles L. 3133-8 et L. 3133-9 : journée de solidarité
- Code du travail, article L. 3164-6 : repos des jours fériés pour les moins de 18 ans
- Cour de cassation, chambre sociale, 10 septembre 2025, n° 23-14.455 et 7 janvier 2026, n° 24-19.410 : congés payés pris en compte pour le seuil des heures supplémentaires
- Cour de cassation, chambre sociale, 1er décembre 2004, n° 02-21.304 : jour férié chômé non assimilé à du travail effectif, sauf accord ou usage
- Loi n° 2008-789 du 20 août 2008 : article 18, contrepartie obligatoire en repos à défaut d'accord
- Service-public.fr, heures supplémentaires d'un salarié du secteur privé
- Ministère du Travail, les heures supplémentaires : contreparties : fiche mise à jour le 27 janvier 2026, principes généraux, sans les chiffres de la branche
- Code du travail numérique, heures supplémentaires dans l'IDCC 1597 : contingent de 180 heures et contrepartie en repos aux taux légaux (fiche mise à jour le 8 janvier 2026)
- Code du travail numérique, heures supplémentaires dans l'IDCC 1702 : contingent légal de 220 heures pour les ouvriers des travaux publics
- Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment, IDCC 1596 : entreprises jusqu'à 10 salariés
- Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment, IDCC 1597 : entreprises de plus de 10 salariés
- Convention des ouvriers du bâtiment, IDCC 1596 : article 3-13 (contingent), article 3-14 (repos au-delà du contingent), article 3-15 (durées maximales), article 3-17 (majorations) et article 4-2 (alinéa 4.22, jour férié chômé et majorations)
- Convention des ETAM du bâtiment, IDCC 2609, article 4.1.2 : contingent de 180 heures, ou 145 heures en cas d'annualisation
- Convention des ETAM du bâtiment, IDCC 2609, article 3.2.3 : travail exceptionnel de nuit, le dimanche ou un jour férié majoré de 100 %
- Service-public.gouv.fr, jours fériés et ponts dans le secteur privé : règles légales générales et régime du 1er mai ; pour les ouvriers du bâtiment, consulter aussi l'article 5.11 de la convention collective applicable
- CCN des ouvriers du bâtiment, entreprises de plus de 10 salariés, diffusée par la CAPEB : articles 1-3 (clauses régionales, page 6), 3-13 et 3-14 (page 11), 4.22 (jour férié chômé assimilé à du travail effectif pour les majorations, page 17) et 5.11 (paiement des jours fériés dans les conditions prévues pour le 1er mai et conditions de l'article 5.113, page 20)
- Code général des impôts, article 81 quater : exonération d'impôt des heures supplémentaires dans la limite de 7 500 € par an
- URSSAF, réduction de cotisations salariales et déduction forfaitaire patronale : réduction de 11,31 % au plus, déduction de 1,50 € ou 0,50 € par heure en 2026
- Code de la sécurité sociale, article D. 241-25 : décompte des heures tenu salarié par salarié pour bénéficier de ces exonérations
Questions fréquentes
Comment se calcule la majoration des heures supplémentaires en BTP ? +
De la 36ᵉ à la 43ᵉ heure de la semaine, majoration de 25 %. À partir de la 44ᵉ heure, majoration de 50 %. La convention des ouvriers du bâtiment retient ces taux légaux (article 3-17). Un accord d'entreprise peut fixer un autre taux, jamais inférieur à 10 %.
Le contingent annuel d'heures supplémentaires est-il différent dans le BTP ? +
Oui. Le contingent légal par défaut est de 220 heures, mais la convention des ouvriers du bâtiment le fixe à 180 heures, ou 145 heures en cas d'annualisation, et celle des ETAM du bâtiment retient les mêmes chiffres. Pour les ouvriers des travaux publics, le contingent légal de 220 heures s'applique. Un accord d'entreprise peut prévoir un autre chiffre. Au-delà, une contrepartie obligatoire en repos s'ajoute à la majoration.
Les heures supplémentaires sont-elles soumises à l'impôt ? +
Elles sont exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € nets imposables par an et bénéficient d'une réduction de cotisations salariales, au plus 11,31 %. L'employeur déduit en plus 1,50 € de cotisations patronales par heure supplémentaire sous 20 salariés, et 0,50 € à partir de 20 salariés (chiffres 2026). Ces avantages supposent un décompte des heures tenu salarié par salarié.
Que se passe-t-il si je dépasse le contingent annuel ? +
Les heures au-delà du contingent restent dues et majorées, et ouvrent en plus une contrepartie obligatoire en repos. À défaut d'accord, elle vaut 50 % des heures hors contingent dans les entreprises de 20 salariés au plus et 100 % au-delà. Pour les ouvriers du bâtiment, l'article 3-14 de la convention prévoit un repos égal au nombre d'heures faites, quel que soit l'effectif, mais la fiche officielle du ministère applique les taux légaux. Par prudence, une entreprise de 20 salariés ou moins peut accorder 100 %.
Un logiciel peut-il calculer automatiquement les heures supplémentaires ? +
En partie. Un logiciel de pointage chantier comme Chantero réunit les heures de chaque salarié par chantier, retire les pauses et calcule, par semaine civile, l'écart au contrat en tenant compte des jours fériés renseignés par l'entreprise, avec un export CSV pour le comptable. Il ne calcule ni les montants des majorations à 25 % et 50 %, ni le contingent, ni la contrepartie en repos, ni les heures de nuit : votre comptable vérifie le décompte de paie et les applique.